Strijd in de Franse universiteiten

8 06 2009

Correspondentie over de strijd in de universiteiten in Frankrijk.

Correspondance sur les luttes dans les universités en France.

Zie ook/voire aussi: Gouvernements et syndicats main dans la main pour saboter le mouvement dans les universités (courrier de lecteur)

? mai 2009

Salut Y.

Je reprends tout juste les cours après 2 mois d’interruptions à l’Université pour cause de revendications sociales. On s’ est bien amusé jusque là mais maintenant dur, dur… en espérant que l’année soit validée.

Voilà, une vie étudiante bien remplie entre babysitting, sorties avec les copains, réflexions sur la société et actions contestataires sur toutes les choses aberrantes que nous pond notre cher gouvernement.

A bientôt

P.

5 mai 2009

Salut, salut,

Je n’ ai pas trop suivi les contestations en France, que de loin. J’ espère fortement que votre année sera validée.

Comme d’ habitude les médias belges (et probablement aussi d’autres pays) font que discréditer les protestations: ‘les français’ auraient une ‘culture’ de grèves. Comme si vous ne prenez pas de risque en manifestant et en faisant la grève! Comme si vous n’ avez pas de raisons sérieuse de contester! D’ une façon très subtil ils présentent ‘les français’ comme des fenians: dans le même journal ou paraissait l’ article sur les étudiants, il y avait un autre article sur une étude qui a conclu qu’ en France on mange et dort le plus longtemps par rapport aux autres pays industrialisé. Ah, les méthodes de divisions!

Peut-être que vous devriez décider d’arrêter votre lutte avant les examens. Je pense qu’il est mieux de prendre une tel décision d’ une façon consciente et collective, avant que le mouvement dérape dans une violence désespéré. Vous pourriez la reprendre plus tard. Mais il est clair qu’ aussi longtemps que le gouvernement ne valide pas votre année, il faut protester, pas isolé dans son coin, mais d’une façon la plus large possible. Je pense aux mouvements contre le CPE et la LRU qui trouvaient leur force dans l’ extension de la lutte, dans la solidarité entre salariés et étudiants pour des meilleurs conditions de vie, et donc pas dans des blocages. Les blocages, c’est bien pour fixer des gens sur un problème, par exemple un plan d’ épargne (du gouvernement ou d’une entreprise), mais ne sont jamais un but en soi. Le but c’est de convaincre les autres que vos problèmes sont aussi leur problèmes et que pour lutter contre, il faut se réunir et refuser ensemble les aggravations des conditions de travail et la précarité.

Ici, il y a eu une manifestations contre les coûts des études. Pour moi cette manif ne ressemblait en rien à ce qui se passe en France. C’ était plutôt un cortège de carnaval pour amuser les hauts-fonctionnaires de l’ UE. Les étudiants ici n’ont pas encore compris que ça ne sert à rien de se défouler devant les portes des inventeurs des plans d’ épargne (ce cas-si c’était contre le plan Bologne, plan qui veut rendre le marché des études plus concurrentiel à un niveau Européen). Il faut plutôt se diriger vers d’ autres étudiants pour les convaincre de la nécessité de lutter. A part ça il ne comprennent pas encore qu’il ne suffit pas d’une seul manifestation, mais que seulement un mouvement peut mettre pression sur les gouvernements. Naturellement les Trotskistes et confrères (les équivalents de LO, la LCR et la NPA de France) et même les syndicats n’ ont fait que contribuer dans ces illusion, puisque c’ est eux qui ont organiser la manif. C’est eux qui ont décider de la date stupide, puisque toute proche des examens: impossible de faire naitre un mouvement. C’est eux qui ont décider le trajet vers les bâtiments de l’ UE, au lieu d’ aller vers les université et les écoles. Ils se disent contre les injustices sociales, mais il ne font que mener les étudiants sur des fausses pistes.

Enfin, je m’ arrête la. J’ espère ne pas avoir été complètement à côté de la plaque, ni de vous avoir choqué.

Y.

7 mai 2009

Salut Y.

Merci pour ton message, tu n’es, d’après moi, pas du tout à côté de la plaque. Il y a effectivement des difficultés à faire des choses qui ont en même temps du sens et de l’impact. Mais ce qui est sûr, c’est que les temps ont changé et que les méthodes d’avant ne marche plus aujourd’hui avec ce gouvernement, et que dans tout les cas, il va falloir durcir les actions…

Pour la question des examens, je comprend ton point de vue, mais je te soumets une réflexion qui nous fait débattre: quel est l’intérêt de passer des examen sur 3 semaines de cours? Ce qu’on a perdu avant tout ce sont les savoirs du semestre et je peut te dire que je suis bien déçu, mais si tu voyais dans quelle condition va se passer les examens cela n’a aucun sens: bourrage de crâne de notion importante, épreuves “bidon” juste pour avoir une note, travail “occupationnel” sans sens juste pour passer le temps… Tu serais scandalisé! Bref, les exams c’est une grande blague.

Sinon, je suis bien d’accord qu’il faudrait élargir le mouvement et tout ça… On a eu des manifestations historiques qui regroupaient tous les corps syndicaux nationaux, interprofessionnelles: des millions de gens en colère dans les rues et après… rien… il faut croire que c’est encore supportable pour eux…

En tout cas, j’ imprime ton mail pour le montrer à mes copains car je pense qu’ils seront contents d’apprendre le regard que porte la Belgique sur la France et ces concitoyens.

A bientôt,

P.

7 mai 2009

Salut P.

Je serais bref, parce qu’ il faut que je prépare mes examens.

Tu parles de “durcir les actions” Qu’est-ce que ça veut dire? Le blocage, le sabotage, etc. ou multiplier les appels envers d’ autres étudiants, écoliers et surtout salariés/ouvriers? Je ne sais pas si le mouvement est en pleine montée (= extension de la lutte) ou en descente. Des mouvements sociaux qui n’ arrivent pas à percer l’ isolation peuvent terminer dans des actions désespérée comme le sabotage, ce qui à la fin ressemble beaucoup au terrorisme. Dans un cas pareil on ouvre la porte à la discréditation du mouvement par les médias et le gouvernement, et donc à la répression.

Avez-vous confiance dans les syndicats? Je me rappelle du mouvement CPE que ce sont bien les étudiants eux-mêmes qui ont garder en vie le mouvement à travers les AG, qui était ouvertes à tout le monde, et pas les syndicats. Ont-ils contribuer à l’ extension de la lutte? Ont-ils diffuser des tractes disant que les travailleurs devrait se mettre en grève en solidarité avec les futurs travailleurs?

Je t’envoie deux lien vers des articles d’un groupe politique avec lequel je sympathise. Je pense que surtout le premier article est à sa place dans cette petite discussion (il est aussi plus court). Peut-être que tu me trouvera trop radical. Si c’est le cas, n’ hésite pas à réagir.

Face aux attaques du capital, comment peut-on lutter?

http://fr.internationalism.org/book/export/html/3181

Thèses sur le mouvement des étudiants du printemps 2006 en France

http://fr.internationalism.org/book/export/html/1806

Bises,

Y., internationaliste

Advertisements

Actions

Information

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s




%d bloggers like this: